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La fois où j’ai décidé de me lancer à mon compte

Embrace ton toi profond, trouve ton équilibre


Un peu comme personne n’apprend de la même manière, je suis de plus en plus convaincue que personne ne travaille de la même façon. C’est pour ça qu’on n’est pas tous faits pour le même type d’emploi, le même contexte de job, et c’est bien correct comme ça!


Je suis une tortue


Que ce soit au travail ou dans la vie en général, je m’apparente plus à une tortue qu’à un lièvre : je suis lente, c’est un fait connu de mon entourage. Heureusement, je fais aussi preuve de minutie, de persévérance, d’une bonne attitude, ce qui a fait de moi une employée appréciée dans le passé, dans mes différentes jobs étudiantes. On m’a même déjà attribué affectueusement le titre « d’escargot de course », ce qui illustrait assez bien ma lenteur, mais aussi ma détermination à essayer fort d’aller vite.


Ça reste que, lorsque vient le temps de trouver ta « job d’adulte », une grande majorité d’entreprises préfèrent un employé efficace qui génère un bon rendement. Vous comprendrez que je désirais désespérément répondre aux attentes. Je me mettais beaucoup de pression et j’avais toujours cette voix dans ma tête qui me disait « focus, va plus vite, soit meilleure, sort de la lune ». En effet, voir tous mes collègues si concentrés pendant de longues heures, ça me fascinait. Pendant ce temps-là, moi je devais sans cesse ramener mon cerveau à l’ordre, lui dire de sortir de son monde merveilleux de rêveries. Alors que les autres étaient immobiles, les yeux rivés à leur écran, les doigts filant à toute vitesse comme le cheval de course que je ne suis pas, moi j’avais juste envie de faire des sprints dans la cuisine pour dépenser mon énergie.


Même si une grande partie de la pression ressentie venait de moi, au bout du compte, à force d’essayer de fiter dans la boîte, je me suis épuisée. Force était de me rendre compte que je n’étais pas assez productive pour l’entreprise pour laquelle je travaillais (on me l’a d'ailleurs fait savoir clairement) et plus j’essayais d’aller vite, plus je faisais des erreurs. J’ai perdu le peu de confiance que j’avais en mes capacités et c’est devenu une roue sans fin de crises de panique au quotidien. J’ai finalement décidé de laisser mon emploi et de changer ma vie, pour le bien de ma santé mentale.

Être ma propre boss


J’ai pris mon courage à deux mains, mes clics pis mes claques et j’ai quitté Montréal. J'ai déménagé ma vie en campagne avec mon chum de l’époque (psst, il est en fait devenu mon mari, youppi!), et j’ai décidé de me lancer à mon compte, de devenir pigiste. Comme j’avais gardé de bons contacts dans le monde de la traduction (mise en contexte pour ceux qui ne me connaissent pas : la traduction, c’est mon métier), j’ai eu la chance de me trouver des clients rapidement.


Ça a changé ma vie parce que je pouvais enfin travailler à mon rythme. J’ai découvert que je peux en fait être très productive quand je ne me sens pas surchargée! J’ai compris mon cycle naturel de concentration (article à venir à ce sujet), et ça m’a offert une liberté qui me donne des ailes.


Trouver l’équilibre

Comprenez-moi bien, j’aime mon métier. Je prends un réel plaisir à choisir les bons mots pour transmettre une idée d’une langue à une autre. Cependant, je trouve important de faire du temps pour les autres facettes de ma vie dans lesquelles je m’épanouis tout autant.


En étant ma propre boss, j’ai fait un choix pour moi : je travaille suffisamment pour bien vivre, mais je garde également assez de temps pour la musique, la rédaction, pour entretenir ma créativité, mes relations chères et pour m’adonner à mes passe-temps.


Disons simplement qu’être travailleuse autonome, ça me rapproche un peu plus de ce qui ressemble à un équilibre pour moi.


Et toi, as-tu trouvé ton équilibre? As-tu l’impression de pouvoir exploiter les différentes facettes de ta personnalité? J’ai envie de t’entendre : raconte-moi ton histoire.


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© 2020 par AMÉLIE.

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