Tous les chemins mènent à... moi
- Amélie M-B

- Oct 26, 2020
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Embrace tes couleurs

Traductrice, auteure-compositrice-interprète, horticultrice : des métiers (dont j’ai le diplôme, mais Dieu sait que j’ai essayé plein d’autres affaires) qui me représentent parmi un arc-en-ciel d’intérêts qui me fascinent. Je portais l’étiquette de l’éternelle étudiante en essayant d’ignorer les commentaires des gens dans mon entourage qui s'inquiétaient de ne jamais me voir « aboutir ».
« Encore à l'école?! »
Je me sentais souvent perdue, différente et, surtout, je me demandais si, à force d’emprunter différents chemins et de toucher à tout, je deviendrais bonne à quoi que ce soit. Parce que c’est vrai, je me suis longtemps considérée assez moyenne dans tout (encore un peu aujourd'hui, mais je vis bien avec ça). Je n’excelle dans rien parce que j’éparpille mon énergie, je multiplie les passions : j’ai plusieurs cordes à mon arc. Sont-elles aussi valables et utiles qu’une ou deux cordes bien solides? Moi, je dis que oui.
J’en suis venue à la conclusion que, de toute façon, ça aurait été contre ma nature de ne jamais bifurquer. Alors aussi bien assumer mes choix et en voir la valeur dans mon cheminement.
Un arc coloré
Avec le temps, j’apprends à apprécier la valeur du bagage qui vient avec un chemin sinueux. J’accepte mieux le fait de ne pas être une experte dans tel ou tel domaine. J’ai une cervelle aventurière, distraite et rêveuse qui emmagasine des informations à sa façon, lentement, mais sûrement. Mon beau cerveau ne retient pas tout, même qu’il oublie beaucoup, et c’est bien correct comme ça. Au bout du compte, je pense que tout est emmagasiné à quelque part en moi, dans des tiroirs (sûrement éparpillés, de différentes formes et teintes) qui s’ouvriront quand j’en aurai besoin. Rien n’est jamais perdu.
Non, je ne vis pas du métier d’horticultrice, mais mes plantes sont vivantes et je les aime. Non, je ne suis pas guide de rivière, mais je suis contente de savoir ce que c’est qu’un contre-courant quand je remonte la rivière en kayak. Non, je ne suis jamais devenue travailleuse sociale, mais j’ai une meilleure compréhension maintenant des humains et de qui je suis. Est-ce que j'avais vraiment besoin d'aller à l'école pour apprendre ça? Peut-être pas, mais je suis bien heureuse avec mes choix.
J’ai étudié et j’étudierai. J’aime ça et, surtout, ça me ressemble.
Autant de chemins que d’humains
Tu as suivi un chemin plutôt droit et ça te rend heureux? C’est parfait!
Tu as emprunté plusieurs sentiers et tu te sens encore perdu? Fais confiance à tes instincts, écoute-les. C’est cliché, mais rien n’arrive pour rien.
Tu suis un chemin sans remous, mais tu rêves de vagues? Fonce, essaie. Le pire qui puisse t’arriver : tomber, puis te relever (ou remonter dans le bateau, t'sais).
Ce que j’essaie de dire, c’est simplement que tous les choix sont valables s’ils sont sentis, s’ils s’accordent à ta personne. L’important : vivre, oser essayer, vouloir devenir une meilleure version de soi-même. Pour le reste, on s’en fout (je parlerai de l’art de s’en foutre dans un billet à venir).
Okay, byyye.



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