Vouloir aider
- Amélie M-B

- May 6, 2021
- 2 min read
Il m’arrive de scroller la page d’accueil sur Instagram pour lire ou regarder des choses qui me font du bien ou qui me font rire. Je suis abonnée à des pages que je trouve positives, drôles ou informatives. Étant toujours dans l’apprentissage du self-love, j’ai tendance à lire beaucoup de citations qui se veulent motivantes et inspirantes. Bref, j’essaie de devenir un meilleur humain, t’sais.

Dernièrement, durant une séance de scrolling, je suis tombée sur une publication qui m’a fait vraiment réfléchir et qui menait vers un blogue qui m’a encore plus fait réfléchir. Il y était question de la positivité qui peut devenir toxique pour une personne qui ne va pas bien (elle peut sentir que ses sentiments ne sont pas validés, par exemple), des conseils bien intentionnés que la personne souffrante n’a pas besoin d’entendre, des partages d’expériences non sollicités. Ça m’a comme rentré dedans parce que j’ai moi-même tendance à faire ça. Une amie a besoin d’aide? Je sors mes paillettes, mes kleenex, mes bonbons, mes citations inspirantes et mes conseils à la con : je veux aider à tout prix, je veux être une bonne amie, je veux faire la bonne affaire, t’sais. Mais dans le fond, de quoi cette amie a-t-elle vraiment besoin? Demande-lui, c’est ça, la vraie question.

Peut-être devrait-on revenir à la base et simplement offrir notre soutien, notre écoute.
Le positivisme, c’est nice. Je suis une grande fan. L’affaire, c’est qu’on a le droit de ne pas bien aller et le positivisme peut amener de la culpabilité, genre « Ah merde, je ne suis pas assez pétillante. ». Mais, fille, tu seras pétillante quand tu iras mieux, c’est CORRECT.
Au même titre que c’est normal de ne pas toujours savoir quoi faire ou quoi dire quand une personne ne se sent pas bien. On commencera pas à se culpabiliser de vouloir aider en plus, à se diminuer parce qu’on sait pas comment. Reste que c’est important de se mettre dans les souliers de l’autre. Tant qu’à vouloir aider, t’sais.
Fak, en résumé, ce que j’essaie de dire :
D'une part, c’est correct de pas feeler;
De l'autre, c’est correct de vouloir aider (c’est bien gentil en fait) et c’est même correct d’être maladroit.
Pas pire questions à poser à la personne qui ne va pas bien (à la New Amsterdam) : qu’est-ce que je peux faire pour toi? De quoi as-tu besoin? Si elle ne le sait pas pour l’instant : « C’est correct, sache que je suis là en tout cas si tu as besoin ».
Qu’en dites-vous? Ça vous parle?


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